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lundi 29 juin 2015

Expressive et colorée, la peinture de Lucy Allard donne 
à ressentir des instants de vie. Dans la foule bigarrée des 
carnavals, au café, à la plage, sur la place publique ou au 
contraire dans l'intimité d'un appartement, des saynètes se 
jouent. 
Ces situations du quotidien révèlent, pudiquement, par 
les détours de l'humour, toute une poésie. Le singulier et 
l'anecdotique esquissent une histoire universelle, le théâtre 
de la vie. 

Gueules, décors, musiques, ponctuations littéraires habitent 
cette peinture humaniste. Le spectateur est invité à prendre 
place aux côtés de Lucy " au milieu de tout ça " et d'imaginer 
la suite.

Mais l'analogie avec le théâtre s'arrête là car Lucy Allard 
explorant les possibilités de son medium, fait voler en éclat 
la règle des trois unités. Lieu, temps et action s'entrelacent en 
une ligne continue. Le trait vif et les couleurs franches 
« directement sorties du tube » renforcent cette impression 
d’instantanéité. Sur la surface de la toile se déploie alors un 
espace temps déstructuré ouvrant le champ à l'absurde et 
la surprise. Guidé par une habile composition, le regard prend 
plaisir à balader dans cet univers foisonnant.

La peinture de Lucy est imprégnée de ce qui l'entoure comme 
de ce qui prend vie dans ses mains. Ainsi les années marseillaises 
ont-elles teintées les tableaux de nuances cosmopolites. Ce travail 
évolue au gré des rencontres, celles-là même qui, et cela en dit 
long sur sa personnalité, sont les principales protagonistes de l’œuvre. 


Laurie Honoré
Médiatrice culturelle 

mardi 5 juillet 2011

Une peinture du quotidien.
Des pensées posées sur toiles.
Un univers qui ne s'arrête pas seulement au figuratif mais suggère une histoire multiple.
Des histoires.
C'est une petite porte ouverte sur des scènes de vie parfois vraies, parfois non,
parfois absurdes,
parfois humoristiques,
des pauses cafés,
des arroseurs sans arrosoirs,
où Toulouse Lautrec et Django joueraient aux cartes,
où David Shrigley psychanalyserait Superman,
où vous trouveriez votre place au comptoir,
avec les "autres", eux,
les gens en général et en particulier.